A propos du PNKB

Le Parc National de Kahuzi-Biega est localisé à l’Est de la RDCongo. Il est vaste de 6000 km² avec une altitude de 600 à 3308m. Il tire son nom de deux montagnes qui dominant sa partie de haute altitude dont: le Mont Kahuzi (3308m) et le Mont Biega (2790m). Le PNKB couvre les territories administratifs de Kabare, Kalehe, Shabunda et Walungu dans la Province du Sud-Kivu; de Walikale dans la Province du Nord-Kivu et de Punia dans la Province du Maniema

Avec une diversité biologique exceptionnelle constituée de beaucoup d’espèces endémiques, rares et menacées d’extinction, le PNKB est un des cinq sites du patrimoine mondial en RDC. Ce Parc compte 136 espèces de mammifères parmi lesquelles 14 sont menacées, 335 espèces d’oiseaux dont 11 sont menacées et 30 sont endémiques au niveau du Rift Albertin (RA), 69 espèces de reptiles, 44 espèces amphibiens et plusieurs centaines d’espèces de plantes dont 145 sont endémiques au niveau du Rift Albertin. Il abrite de nombreuses familles des Gorilles appartenant à une sous-espèce unique que le visiteur ne peut observer dans son habitat naturel qu’en RD Congo, les gorilles de plaines orientales (Gorilla beringei graueri), connu actuellement sous le nom gorille de Grauer.

HISTORIQUE

Dans le souci de protéger ces gorilles de Grauer, l’autorité coloniale créa en 1937 sur une surface de 75.000 ha dans la région des monts Kahuzi et Biega la Réserve Intégrale Zoologique et Forestière de Kahuzi-Biega. Le statut de réserve intégrale assurait une protection absolue à la région, interdisant ainsi toute forme d’exploitation des ressources, à l’exception des recherches scientifiques. Dans ce sens, le régime de protection était plus strict que celui d’une aire protégée de type parc national. A la suite de sa création, les populations Pygmée et bantoue qui habitaient cette forêt furent déplacées vers les régions périphériques du Parc.

La forêt du PNKB

A la demande d’un groupe d’originaires du Kivu alors étudiants en Belgique, la Réserve fut érigée en Parc National le 30 novembre 1970. En même temps, certaines limites de l’ancienne Réserve furent révisées, réduisant ainsi le Parc à une superficie de 60.000 ha. Lors de la création du PNKB en 1970, des mesures ont été prises pour délocaliser les populations qui s’étaient retrouvées de fait à l’intérieur des limites, notamment les pygmées, les Shi et des refugiés rwandais. Les pygmées occupaient 7 collines dont 2 se trouvèrent à l’extérieur des nouvelles limites (Muyange et Combo). Le processus de délogement avec l’accord des autorités coutumières avait duré 3 ans, soit de 1970 à 1973. Il était accompagné de fortes campagnes de sensibilisation (ICCN-PNKB, 1994). Dans le but de relier la population de gorilles de haute altitude (Parc d’alors) à celle de la forêt de basse altitude qui ne faisait pas encore partie du Parc, la superficie du PNKB fut portée à 600.000 ha, incorporant ainsi certaines fermes des colons domanialisées et des vastes étendues de forêts en grande partie inhabitées.

Par cette extension, le Parc est constitué de deux régions aux caractéristiques différentes : la haute altitude renfermant l’ancienne partie du parc et appartenant sur le plan biogéographique au centre d’endémisme afro-montagnard ; et l’extension dans la basse altitude située entre 600 et 1200m d’altitude faisant partie, sur le plan biogéographique, du centre d’endémisme guinéo-congolien. Une bande de forêt (couloir) lie les deux régions. Contrairement à la création de l’ancienne partie, ni la population ni les autorités locales n’ont été associées à l’extension du parc. C’est ce qui a provoqué des tensions persistantes entre le parc et la population.

En 1980, l’importance internationale du Parc fut reconnue par l’UNESCO qui lui attribua le statut de site du Patrimoine Mondial. Ses richesses donnent à ce parc une valeur universelle exceptionnelle relativement à la science, à la conservation et à la beauté naturelle. A partir de 1985, le pays décida d’expérimenter, au Kahuzi-Biega, un projet pilote de conservation intégrée au développement. Ce projet appuyé par le Gouvernement allemand via sa coopération technique GTZ visait à améliorer la gestion du Parc en lui dotant d’un plan de gestion mais aussi en intégrant les intérêts des populations riveraines dans la gestion afin d’assurer la durabilité du Parc. Une fois réussie au PNKB, ce modèle devait être étendu dans d’autres parcs nationaux. Ce qui est le cas aujourd’hui. S’inspirant du modèle initié au PNKB, l’ICCN vient d’élaborer sa stratégie de conservation communautaire qui sera de mise dans toutes les Aires Protégées sous sa gestion en RD Congo.

Le PNKB est donc le noyau de la conservation communautaire dans le réseau des APs de l’ICCN. Cette stratégie rencontre à plusieurs égards les objectifs du Document Stratégique de Croissance et éduction de la Pauvreté (DSCRP), (2006) et du reste ceux des OMD.

Pépinière dans une communauté riveraine

En 1997, la forte pression exercée sur ces ressources naturelles et ce, à la suite des guerres à répétition à l’Est du Congo avec la présence de refugiés rwandais remontant à 1994 et celle de multiples groupes armés dans le Parc, l’UNESCO plaça le PNKB sur la liste des Sites du Patrimoine Mondial en péril (UNESCO, 1997).

2 réponses à “A propos du PNKB

  1. Bonjour,
    Je suis très intéressée par votre parc et j’aimerai savoir s’il était possible de faire un stage ou un voyage en bénévole ? D’avance merci.

  2. BEGAA YENDJOGI SAMUEL

    Bonjour, Très ravis de consulter le blog de notre cher patrimoine PNKB

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